Carmen CASTILLO

est au Salon du Livre du Grand Narbonne

DÉDICACES
Samedi 11 et dimanche 12 juin
Stand N°17 – Librairie Libellis

Résumé

Un jour d'octobre à Santiago
Chili, octobre 1974. Les forces armées du gouvernement de Pinochet encerclent la maison d’un jeune couple. Ils se nomment Miguel Enríquez et Carmen Castillo ; tous deux vivent dans la clandestinité. Il est l’un des responsables de la résistance et le dirigeant du MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire) ; elle, professeure d’histoire, a travaillé auprès de Salvador Allende avant le coup d’État et s’implique, depuis, au sein des réseaux de lutte contre la dictature militaire. L’affrontement tourne au drame.
Treize ans plus tard, au terme d’un exil éprouvé de l’autre côté de l’océan, en France, la militante est autorisée à séjourner dans son pays natal. C’est, dit-on, « l’ouverture ». Mais ce pays, elle ne le reconnaît plus : partout, elle ne voit que le sourire satisfait des vainqueurs. Tout avait pourtant débuté dans la joie populaire : la redistribution des terres, la nationalisation de grandes industries, l’augmentation des salaires, l’extension de la sécurité sociale. Bref, les humbles enfin comptés.
En deux récits, ici rassemblés, la cinéaste Carmen Castillo nous fait traverser ces années de combat, d’élans et de fracas. La politique et l’intimité se fondent en une même langue, délicate et habitée. Ces pages, signées contre l’oubli, se font désormais appel à refuser, en tout lieu, le cours des choses. L’Histoire n’est qu’affaire de présent.

Carmen Castillo

Biographie

Carmen Castillo est une écrivaine et cinéaste française d'origine chilienne, née le 21 mai 1945 à Santiago du Chili où son père est architecte d'espaces collectifs.
Elle fut d'abord professeur d'Histoire à l'Université, puis a travaillé pour le président chilien Salvador Allende, plus précisément avec Beatriz, la fille et secrétaire de celui-ci, au Palais de La Moneda.
Elle fut l'épouse de deux dirigeants du MIR (Movimiento de Izquierda Revolucionaria - Mouvement de la Gauche Révolutionnaire), d'abord d'Andrés Pascal (un neveu de Salvador Allende) en 1967, dont elle a une fille, Camilla, puis, dans la clandestinité, de Miguel Enriquez.
Un an après le Coup d'État (Golpe) fomenté par Augusto Pinochet le 11 septembre 1973 avec l'aide de la CIA-USA, son compagnon Miguel Enríquez, le leader du mouvement révolutionnaire MIR, fut abattu par les militaires le 5 octobre 1974, dans la maison où ils s'étaient cachés, au 725 de la rue Santa Fé, à Santiago du Chili. Carmen Castillo, alors enceinte, fut gravement blessée lors de l'attaque et évacuée à l'hôpital grâce à des voisins courageux qui ont appelé une ambulance et insisté pour qu'elle soit hospitalisée d'urgence. Elle perdit son bébé des suites de cette attaque des forces militaro-policières.
Elle fut expulsée du Chili vers l'Angleterre, grâce à la pression internationale qui la tirera des griffes de la répression en novembre 1974.
Elle s'installa principalement en France, avec un passage décevant à Cuba. Elle ne cessera d'évoquer le Chili dans ses livres et films, dont Rue Santa Fe, sélectionné au Festival de Cannes en 2007.

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